Dakar-Douala: le développement est une disposition de l’esprit

New-Bell, Douala. Par René Jackson Nkowa
Au quartier New-Bell, Douala. Par René Jackson Nkowa

A Dakar, j’ai fait la connaissance de l’écrivaine sénégalo-française Khadi Hane, qui a dirigé un atelier d’écriture lors de notre semaine de formation. Pour la petite histoire, cet atelier d’écriture a été une dure épreuve pour moi. J’étais le voisin le plus proche de Khadi, et malgré toute ma volonté, je n’ai pu m’empêcher de m’assoupir. J’accusais le coup des cinq jours à un rythme de travail soutenu. Le lendemain matin, peu avant l’enregistrement de notre émission radio, j’ai un peu paniqué quand elle est venue vers moi. Bien heureusement, elle n’est pas revenue sur les événements de la veille et nous avons eu une longue discussion. A propos du développement. Le point focal de notre discussion était la ville de Dakar. Elle disséquait la ville avec ses yeux d’européenne convertie et moi avec ceux de quelqu’un qui avait toujours vécu à Douala. Et lorsqu’on se plaçait sous ces prismes, on était en désaccord parfait. Elle trouvait que Dakar est une ville quelque peu arriérée, ce que par contre je réfutais, car vu d’où je venais, Dakar est plutôt évoluée.

Il y a une chose qui est certaine : cette petite virée dakaroise a durablement modifié la perception que j’avais du monde dans sa généralité et a fait ressortir de petites absurdités qui même pour moi avaient fini par devenir une normalité.

Pendant notre causerie, je souriais. Je souriais quand elle s’est attaquée avec véhémence au désordre manifeste des citoyens de Dakar. Quand elle décriait leur incivisme notoire. J’ai souri longtemps pendant qu’elle parlait. J’ai fini par lui dire : « si vous considérez que Dakar est une ville de hors-la-loi, je vous déconseille vivement de mettre un jour les pieds à Douala ».

Et pour ça, je lui ai pris un petit exemple. Pendant les quelques jours que j’ai fait à Dakar, j’ai remarqué une chose très simple : les automobilistes de Dakar avaient toujours la ceinture de sécurité attachée. Des taximen aux chauffeurs de bus. Moi, quand je conduis à Douala, je mets systématiquement cette ceinture, mais combien de fois je me suis fait railler par des gens qui considéraient que j’avais peur de la mort ? A Douala, le port de la ceinture de sécurité, au lieu d’être une règle, est une rare exception.

Si on ne considère que l’aspect sécuritaire, il y a des petites scènes incongrues qui ont fini par devenir une banalité à Douala. Nous sommes dans une ville pratiquement étranglée par les deux-roues. Un jour, en passant dans la rue, vous allez croiser l’un des conducteurs de ces engins qui d’abord renverse sa machine, puis la soulève, les roues à l’air. J’avais été surpris quand j’avais assisté à cette scène la première fois. On m’a expliqué qu’ils le faisaient pour que « le carburant descende dans le moteur ». Ce qui sous d’autres cieux est une simple panne sèche. Le premier a essayé, il a pu faire partir son moteur après. Il a dévoilé le secret à ses copains qui du coup ne se soucient plus de manquer d’essence. Douala est la ville où vous verrez quatre gaillards agglutinés sur la même moto. Laquelle moto a été conçue pour transporter au maximum deux personnes.

D’ailleurs, le nombre de places assises n’est respecté pour aucun des véhicules de transport en commun. Les passagers ne sont que de la chair à broyer pour ces transporteurs véreux. Quand vous empruntez un autocar, le couloir qui permet la circulation des passagers est obstrué par des banquettes qui n’ont rien à faire à cet endroit. Ce qui fait que pour un véhicule conçu pour 30 passagers, on se retrouve souvent avec près de 50 personnes à bord, ce qui provoque les hécatombes qu’on connaît sur nos routes au moindre accident.

Dakar et Douala sont toutes deux des villes en construction. Il y a des grues presque partout à Dakar. On n’en voit presque pas à Douala. La question que je me pose souvent est celle de savoir comment on fait pour déplacer tout ce qu’on sait qu’il y a à manœuvrer sur ces gros chantiers ? J’ai été sur l’un d’eux un jour où les manœuvres avaient réussi à convaincre le maître d’ouvrage de l’inutilité du porte-charges qu’il voulait mettre à leur disposition. Ils avaient à la place préféré une petite augmentation de leur paie, clairement au détriment de leur santé. C’est toujours à Douala qu’on avait à une époque observé avec un certain ébahissement des gens qui réparaient les chaussées défoncées avec, tenez-vous bien, des truelles !

A Douala – et au Cameroun en général – les peintres sont des personnes sacrifiées. Surtout ceux qui officient chez les carrossiers. Contrairement à ceux du bâtiment qui utilisent des pinceaux et autres rouleaux, ceux qui font la peinture auto utilisent des pulvérisateurs qui projettent d’infimes particules de peinture. Et ils ne portent aucun équipement de protection : pas de gants, ni de masque, ni même de lunettes. Et le plus souvent, ils font leur travail le torse nu. A la merci totale des produits nocifs qu’on sait contenus dans ces peintures qui vont pénétrer dans leurs yeux, leurs conduits respiratoires et même par leur peau.

A Dakar, j’ai vu les étals des de fruits et de légumes. Quoique vendus à l’air libre, ils étaient protégés du soleil et les produits étaient disposés en ordre sur des étagères et donnaient envie rien qu’à les voir. A Douala, dans les marchés, les fruits et les légumes sont étalés à même le sol. La poussière ou les eaux de ruissellement, selon les caprices du climat, en font ce qu’elles veulent.

Moi je veux bien que Dakar soit une ville incivique, mais quand je vois des automobilistes s’arrêter quand le feu est rouge, respecter les passages cloutés ; quand je ne vois pas d’ordures joncher les rues ; quand je ne vois pas des conducteurs de moto insulter des gens sans raison apparente ; quand je ne vois pas les trottoirs anarchiquement occupés par des commerçants avec leurs hangars ou avec des conteneurs en fin de vie ; quand je ne vois pas le pain livré dans les petits commerces par des motards qui les accrochent partout sur eux sans prendre la peine de les protéger de la pluie ou même de leur propre transpiration ; quand je ne vois pas des gens qui urinent partout, même à côté d’un panonceau qui indique clairement qu’il est interdit de le faire là,  je me dis qu’il y a quand même quelque chose qu’on a compris à Dakar et qu’on ignore encore à Douala. Parlant des lieux d’aisance publics, j’en ai pas mal  utilisé pendant mon séjour. Et je me suis rendu compte de leur propreté. Je préfère ne pas décrire ceux qu’on a ici. Je laisse à votre imagination le soin de se faire une idée de ce à quoi ils peuvent ressembler.

Le développement est une disposition de l’esprit. Les pays qu’on dit développés aujourd’hui sont ceux qui ont réussi à maîtriser de toutes petites choses. Et ce sont ces petites choses mises ensemble qui font de grandes nations ! Moi j’ai été choqué de l’amplitude qui peut exister entre les comportements sans même être sorti du Continent. Et je suis encore plus choqué quand je me rappelle que ceux qui nous dirigent ont pour la plupart fait leurs études dans les pays occidentaux. Ne sont-ils pas mortifiés quand ils voient dans quelle situation croupissent leur pays et les villes dont ils ont la responsabilité ?  Pourquoi ne semblent-ils pas révoltés quand ils rentrent au pays comme moi je le suis depuis ma petite semaine passée au Sénégal ?

J’ai parlé dans un post précédent de l’état du parc automobile dakarois. Et j’ai été franchement surpris d’y voir autant de voitures récentes. J’ai évoqué le sujet auprès de quelqu’un qui fait commerce avec des importateurs de voitures d’occasion. Il m’a édifié. Il paraît que sur le marché européen, les plus vieilles épaves sont réservées aux camerounais. Les autres pays ont établi des limites d’âge quant à l’importation des autos, mais pas le Cameroun. La preuve est que l’an dernier par exemple, ma voisine a réussi à importer une vieille guimbarde fabriquée en 1988 !

Dakar n’est pas la capitale d’un pays plus riche que le Cameroun. On a beau se moquer des sénégalais en disant que ce ne sont que des mangeurs de riz et des baragouineurs du français, mais on rivalise difficilement avec eux au niveau de la mentalité. Une preuve ? Ils en sont à leur troisième président depuis l’année 2000. Et aucun coup d’Etat n’est passé par là.

Par René Jackson

The following two tabs change content below.
René Jackson
Diplômé de faculté de droit et d'école de commerce, je me passionne pour la communication, le management et l'écriture. Un peu geek sur les bords, j'aborde la vie avec une certaine poésie. Bonne lecture.
René Jackson

Derniers articles parRené Jackson (voir tous)

46 thoughts on “Dakar-Douala: le développement est une disposition de l’esprit

  1. tu viens de réaliser ce qu’est le mythe de la caverne de Platon. C’est une situation psychologique dans laquelle nombreux de nos frères africains se retrouvent. Mon cher ami, en rentrant au Brésil je dis à un de mes amis que l’Université Cheik Anta Diop est meilleure que l’Université de Kinshasa, mais comme mon collègue est dans sa caverne, il ne me crois pas. Heureusement le dernier classement des univ africaines vient de sortir et classe UCAD 28° ; aucune université congolaise ni meme camerounaise. En fait, moi aussi j’ai été quelque peu gené par certaines choses à Dakar comme ses gens qui te soutirent 10 dollar à l’aéroport pour un renseignement, mais cela ne m’a pas empeché de remarquer une volonté d’aller vers l’avant. Un autre exemple intéressant: les étudiants de UCAD ont des comptes bancaires, à Kin, on peut toujours rever…
    En passant, Dakar est une ville sans égoût, avec en plus beaucoup de poussière; j’en suis reparti avec une conjonctivite (moi qui souffre déjà de myopie et d’astigmatisme… 😉 )

    Je te félicite pour ton excellent texte.
    p.s: comme disait Leo strauss : « si tout se vaut alors le cannibalisme est une question de goût ». Càd en gros qu’il y a des choses qu’on peut accepter et d’autres, non.as

  2. Bonjour, René
    je tiens à préciser que je ne suis pas une européenne convertie et je n’en ai pas les yeux. Je suis sénégalaise née à Dakar, ayant simplement choisi de vivre en France. Et vous ne pouvez pas connaître ni aimer ma ville natale plus que moi. Parce que j’aime ma ville, je m’octroie le droit de la gifler, si j’ai des désirs et des volontés de la voir meilleure. Il y a une anarchie dans cette ville que je dénonce : l’incivilité de mes compatriotes est pointée du doigt par tous les Sénégalais qui, comme moi, regrettent que des étals soient impunément installés sur nos trottoirs, nous forçant à marcher sur la chaussée, au risque de nous faire écraser par une voiture. Nous regrettons aussi que des gens urinent dans les rues, que des enfants soient livrés à eux-mêmes dans ces mêmes rues, qu’on vous prenne dix dollars pour un renseignement à l’aéroport, qu’un chauffeur de taxi ballade des blogueurs sans jamais les amener à l’adresse indiquée (voir le texte de Florian), que des gens vous insultent parce que vous ne pensez pas la même chose qu’eux et j’en passe. Tout ce que vous déplorez au Cameroun existe au Sénégal.
    Par ailleurs, sachez qu’un atelier d’écriture est un espace d’échanges où il n’existe aucune obligation pour les participants. Je vous ai vu assoupi mais, comme je l’ai précisé au début de l’atelier, nous étions tous là pour partager un moment, des expériences et des textes, sans qu’il y ait de pression sur personne. Je suis étonnée de lire que je me suis attaquée avec véhémence au désordre dakarois. Il n’y avait aucune véhémence dans mes propos. Je me suis approchée de vous, avec le désir de parler avec vous, parce que justement pendant l’atelier, je vous ai trouvé peu loquace. Si vous avez trouvé que j’avais un comportement d’Européenne convertie, cela me désole. Ceci dit, je ne connais pas Douala, peut-être avez-vous comparé cette ville à Dakar et avez-vous été charmé par ma ville, ce qui me fait un énorme plaisir et me conforte dans mon désir que ma ville atteigne un degré de civilité digne d’un pays de la Téranga qu’est le Sénégal. Ce pourquoi je continuerai à la gifler. Juste un conseil fraternel : il ne faut jamais juger une personne surtout quand on ne la connaît pas.
    Avec mes amitiés fraternelles,
    Khadi HANE

    1. Madame l’écrivaine. Je crois que les choses ont beaucoup bougé à Dakar par rapport à ce qui se faisait. ET je trouve normal que René constate un certaine avancée sur beaucoup de points le comparant à son pays.
      Bon Maintenant, vous avez fait le choix de vivre à Paris malgré le fait que vous aimez votre ville. Cet amour peut etre n’a pas été assez fort pour vous retenir.
      J’espère que vous êtes en train de songer à venir vous y installer et aider votre pays et votre chère ville à aller de l’avant. A Paris, tout est acquis. On a besoin de personnes comme vous. L’heure n’est plus a la contestation mais à l’action positive. Vous à votre niveau , que faites vous pour que des personnes n’urinent plus dans la rue ? pour que l’anarchie au niveau des artères s’arrête ?
      Je crois que votre amour pour votre ville natale devrait vous pousser à donner des solutions à ces problèmes. Vous n’avez pas besoin de visa pour Dakar et nous nous ferons un plaisir de vous y acceuilli pour l’aider à se développer comme Paris l’est. Le combat , c’est ici que vous devez le mener. Pas dans une ville où tout est acquis. Ici tout est à faire. Cordialement

  3. Bonjour Khadi,
    Premièrement, loin de moi est l’idée de vous juger, malgré que les mots que j’ai utilisés vous aient laissé penser cela. Notre discussion était fort intéressante et ce qui m’a marqué était la différence de notre point de vue sur le comportement des gens de Dakar. Je ne vais pas non plus prétendre connaître la ville de Dakar de fond en comble puisque je n’y ai vécu que pendant une petite semaine.
    Mais une semaine pendant laquelle j’ai vu des choses que je n’ai jamais vues à Douala, et ça je le réaffirme. Je me suis fait donner des leçons par un moto-cycliste non loin de votre palais présidentiel parce que je ne traversais pas la chaussée dans les clous. A Douala, personne ne peut te réprimander de cette façon. Beaucoup ne savent pas ce qu’est un passage clouté. Et même pour ceux qui le savent, nos rues n’en ont pratiquement pas. Les piétons doivent se débrouiller comme ils peuvent.
    D’un autre côté, je ne dis pas que les dakarois sont des personnes exemplaires. J’ai d’ailleurs tapé sur certaines de leurs manies dans mes deux précédentes publications. Vous aimez Dakar, moi j’aime Douala, c’est aussi pour cela que comme vous le faites avec Dakar, moi je ne me prive pas de gifler ma ville.
    Si j’ai parlé d' »Européenne convertie », c’est parce que avant de rédiger ce billet, je me suis un peu renseigné sur vous. Et comme vous l’avez vous-même dit, vous êtes née à Dakar et vous avez longtemps vécu en France (si vous revenez sur mon texte, vous allez remarquer qu’au lieu de mettre « Franco-sénégalaise » comme on le fait couramment, j’ai plutôt écrit « Sénégalo-française » car j’ai d’abord considéré votre pays de naissance). Mes propos ne veulent en aucun cas signifier que vous ne vous considérez pas comme une dakaroise ou une sénégalaise.
    Concernant l’atelier d’écriture, j’avais compris le principe. C’était fort intéressant mais mon corps m’a trahi. J’en ai parlé juste pour relever la délicatesse que vous avez eu de ne pas revenir dessus.

    Amitiés

  4. Quelque chose me dit que ces débats reposent sur des maladresses et des malentendus. J’ai même le sentiment que Khadi et René sont d’accord sur beaucoup de choses. J’interviens juste pour remercier encore une fois Khadi de son intervention à Dakar. Nous y avons senti beaucoup de sagesse, de talent et d’amour. Merci aussi à toi René pour ton sens du récit et ta volonté de partage. Dans l’espoir que vos belles plumes continuerons à s’exprimer longtemps sur ces pages et que vos beaux yeux continuerons à s’y promener… Des bises de Tripoli

  5. Bonjour René,

    Je suis un follower de la plate forme Mondoblog et j’ai un peu suivi votre passage à Dakar et j’attendais des billets comme celui ci après cette expérience. Je suis un camerounais vivant à Dakar depuis quelques mois déjà.
    Je te trouve très dur avec Douala et le Cameroun en général, mais plus que tout, je trouve que tu fais une généralisation paralysante des exceptions de notre cher et beau pays.

    Une chose fondamentale que je pense que tu as omise c’est que les sénégalais sont à majorité de confession musulmane, et par conséquent, les mentalités sont plus ou moins taillées dans la religion musulmane qui est assez exigeante et qui prêche la pudeur, le respect des valeurs, etc. Au Cameroun, on souffre peut être d’avoir non seulement des gens qui croient en tout et n’importe quoi, mais également des gens éduqués dans 250 ethnies différentes qui cultivent des valeurs parfois contradictoires.
    De la diversité hétérogène vient certainement le désordre que tu as décrié tantôt à Douala. Cela dit, de l’homogénéité apparente des mentalités sénégalaises découlent un désordre similaire, mais manifestement différent.
    De plus, les français depuis la colonisation jusqu’à nos jours ont eu le temps suffisant de construire la ville et de façonner les mentalités à l’image des leurs.. ce qu’ils n’ont pas terminé au Cameroun je pense.

    Pour revenir aux exemples que tu as utilisé pour argumenter ton propos:
    – Le port de la ceinture de sécurité qui n’est qu’une recommandation au Cameroun, est une obligation légale au Sénégal. Si ça ne justifie pas l’insouciance des camerounais, ça explique la prudence des sénégalais. Et pour aller au fond des choses, ce qui t’a semblé être une ceinture de sécurité bien attachée n’est en général qu’une ceinture complètement usée qu’on fait semblant d’attacher pour ne pas se faire interpeller et taxer par les agents de police (les mange-mille existent aussi à Dakar).
    – Si voir 4 personnes sur une moto reste un cas exceptionnel, il existe ici des bus qu’on appelle « Diagendiaye » qui sont pour la plupart inclinés à 80 degrés et qui peuvent contenir le double voire le triple de ce qui est conventionnellement admis (si on considère qu’il y’a des passagers qui ne sont pas plus dans le bus qu’un piéton) pourtant, ces bus traversent la ville chaque jour transportant des centaines de personnes…
    – Il me semble avoir vu des grues à Douala…et même si il y’a plus de grues à Dakar qu’à Douala, il y’a moins d’immeubles qui s’effondrent (ou qui ont l’inclinaison de la tour de Pise) à Douala qu’à Dakar. L’outil sans la cervelle n’est pas un atout comparatif !
    – Il y’a des marchés avec des étals bien construits dans nos marchés de Douala (norme). Je connais aussi des marchés de Dakar où les fruits et légumes côtoient le sol et parfois même les pieds des passants (exception). Pour moi la norme et l’exception ne sont pas comparables que si l’une est norme et l’autre exception.
    – S’il est difficile de voir un musulman uriner contre un mur,je sais d’expérience qu’avec un boubou il est presque impossible de s’accroupir et uriner proprement. Si cela n’excuse pas cette manie, elle explique à tout le moins la différence de récurrences et pour moi la différence relève plus de la faisabilité que de la mentalité.
    – Les parcs automobiles de Dakar et de Yaoundé n’ont rien à envier l’un à l’autre. Je regrette mais « il parait » ne peut pas renseigner tes lecteurs sur ce qu’il en est vraiment de la situation des importations de voitures d’occasion en Afrique subsaharienne. Et à ce propos, tu trouveras aussi à Dakar de « vieilles épaves ». Par exemple, les « car rapides » (autre moyen de transport en commun) sont des bus de marque Renault qui datent des années 1980. Tu pourras dire à ta voisine qu’elle n’est pas si has-been.

    Dakar est une belle ville, et elle me semble d’ailleurs plus belle à plusieurs points de vue que Douala. Mais cela n’enlève rien au charme de cette dernière. Je ne suis pas partisan de la mauvaise presse réservée au Cameroun par des camerounais parce qu’après tout, si Douala est uniquement ce que tu nous exposé en photo, les camerounais n’en sont pas différents (toi y compris)…

    Je vais m’arreter là.
    Luc

  6. Merci Luc pour ta contribution.

    Comme je l’ai précisé plus haut, je n’ai passé qu’une semaine à Dakar et c’est l’observation que j’en ai faite. J’ai vu les cars rapides, en effet. Ce qu’on appelait « Saviem » ici. Ca m’a rappelé une certaine époque.

    Il est clair que la religion musulmane qui est prédominante uniformise un peu les comportements, mais je crois que le bon sens est la chose la mieux partagée et que certaines choses ne devraient pas en principe être si difficiles que ça à inculquer aux gens, même s’ils sont d’origines diverses.

    Parlant de la ceinture de sécurité, elle n’est peut-être qu’une recommandation au Cameroun. Mais j’ai eu mon permis il n’y a pas si longtemps que ça et mon moniteur nous obligeait à la porter en tous temps. C’est un élément de sécurité et on n’a pas besoin d’obliger les gens pour qu’ils fassent ce qui est bien pour eux. Et en dehors de cela, les autorités peuvent bien obliger les gens à le faire.

  7. Bonjour René,

    Un peu comme Luc je suis médusée, choquée par ces camerounais qui ne trouvent rien de mieux à faire pour le Cameroun que de médire et de maudir.

    C’est frustrant de voir à quel point l’on préfère généraliser le mauvais plutôt que de mettre en avant aux yeux du monde ce qui n’est pas si mal après tout.

    Je ne connais pas Dakar je n’y ai jamais été mais je vis à Douala depuis bientôt un an et j’apprécie cette ville. Elle a ses travers (tu en as décrit un bon nombre) mais je trouve (et je ne suis certainement pas la seule), qu’elle a un charme certain.

    Et plus qu’on parle d’exceptions, je revendique être de ceux qui mettent systématiquement leur ceinture de sécurité, qui traversent dans les clous, qui ne jette rien sur le sol et qui ferront toujours attention aux années de vie de la voiture qu’ils souhaitent acquérir.

    Du coup, tu comprends ma frustration d’apprendre en te lisant qu’à Douala on ne porte pas sa ceinture et on ne sait même pas ce qu’est un passage clouté. D’autant plus que je suis persuadé qu’à Dakar il y en a, plus que tu n’en as compté en une seule petite semaine, qui ne mettent pas toujours leur ceinture de sécurité et qui traversent en dehors des clous.

    En résumé, je pense pour ma part que les jugements de valeur du genre « on rivalise difficilement avec eux au niveau de la mentalité » ne sont pas dignes d’intérêt car trop émotionnels et par conséquents subjectifs.

    En espérant que tu accepteras de changer de perspective pour avoir une meilleure vue,

    Bien à toi,

    Paule

  8. J’ai beaucoup aimé votre article René et cette ouverture d’esprit dont vous faites montre. C’est vrai que vous avez juste fait une semaine à Dakar donc, vous n’avez relaté que ce qui vous avez constaté. Personne ne peut vous reprocher quoi que ce soit. Je suis Sénégalais vivant à Dakar et je sais, comme il a été bien souligné par certains, que Dakar aussi à ses maux comme Douala. Par contre, je ne crois pas qu’il soit utile de vous critiquer (Comme Paule par exemple) parce que vous avez osé mettre le doigt là où il fait mal. Et je crois qu’on devrait surtout vous encouragez car, à travers vos écrits, vous vous battez pour le bien-être de votre cher Douala. Donc, les gens doivent comprendre que si vous avez écrit un tel article (qu’ils jugent méchant) c’est parce que vous voulez que les choses changent et les choses ne changeront pas tant qu’on ne les dénoncent pas, ce que vous êtes en train de faire. La vérité fait toujours mal. Je ne peux que vous encouragez.

  9. Mamadou,
    Je pense que ce que Paule et Luc lui reprochent c’est justement que ce qu’il dit ne reflète pas forcément la réalité et j’aurais tendance à être d’accord avec eux. Dans le cas d’espèce c’est ça qui fait mal. Je suis contre les jugements de valeur comme a dit Paule et les affirmations gratuites.
    René devrait revoir ses prises de position et ne se cantonner qu’à la stricte réalité des choses s’il veut dénoncer comme tu prétends. Mais surtout éviter le piège de la généralisation de ce qu’il a observé dans les milieux qu’il fréquente. Douala est une très grande ville vous savez : de Bonapriso à New Bell le gap est immense. Au marché de Mboppi ou celui de Bonamoussadi les fruits sont vendus tantôt sur le sol tantôt sur de beaux étals. Je pense qu’à Dakar c’est pareil. S’il s’est limité à son hôtel et aux beaux quartiers…
    Mais le plus difficile, et là je rejoins encore une fois Luc et Paule c’est de tolérer cette mauvaise presse réservée à notre pays par des compatriotes en quête de « reconnaissance » internationale. C’est de l’intérieur qu’on fait bouger les choses. Et ça commence par sois même attacher sa ceinture de sécurité et traverser dans les clous. Et de plus, je ne peux pas terminer sans m’inscrire en faux contre cette affirmation sur les vieux véhicules. Il a été récemment relevé que le port de Douala accueillait l’un des chiffres les plus élevés de voitures de luxe en Afrique. Il suffit de se ballader dans les rues de Douala pour s’en rendre compte.
    René pardonnes moi si jamais je suis dure avec toi mais pour aller encore plus loin que Paule et Luc, je trouve ton article insultant pour tous les Camerounais et les Sénégalais, deux peuples composés d’individus que tu réduis à des groupes homogènes dont les mentalités homogènes elles aussi à te lire, peuvent être comparés au bout d’une observation d’une semaine.
    Dégoûté,

  10. Mamadou, il y a des points sur lesquels je trouve opportun de remettre un peu d’ordre dans tes propos
    1- Je ne suis pas à la recherche d’une reconnaissance internationale. Tu me juges faussement sans même me connaître.
    2- A Dakar, je ne logeais pas dans un hôtel 4 étoiles. Non. J’étais dans une auberge. Et pour te dire, il n’y avait même pas de TV là-bas. Et question beaux quartiers, je peux te dire que pendant plusieurs jours, nous avons dû faire des reportages. Et ça ne se limitait pas qu’aux beaux quartiers. Je suis allé aux marchés HLM et Sandaga de Dakar…
    3- Parlant de la ceinture de sécurité et des clous, je te renvoie à mon article, tu ne l’as manifestement pas bien lu.
    4- Concernant les véhicules, là-dessus personne ne me fera penser le contraire. Je le dis parce que je l’ai vu de mes propres Yeux. A vu d’oeil, le parc auto de Dakar est plus récent d’au moins 10 ans par rapport à celui de Douala. Prenons seulement l’exemple des taxis. Tous ceux qui sont à Douala savent que le véhicule le plus utilisé pour les taxis actuellement est ce qu’on appelle communément la Toyota KE 90. Fabriquée au début des années 90. A Dakar, j’ai vu des tas d’Avensis, de Peugeot Partner, des Mercedes 300. Des voitures toutes agées de moins de 15 ans.

    Enfin, je rappelle à ceux qui en doutent encore que je suis né et j’ai toujours vécu à Douala. Et c’est une ville que j’aime. Je connais ses moindres lacunes et personne ne m’empêchera d’en parler. Je mets au défi quiconque de prouver que j’ai menti sur une seule chose que j’ai dite sur cette ville dans cet article.

    1. Ce n’est pas Mamadou, tu dois être un distrait toi,
      C’est Peter. Et le Peter te répond : commences par apporter la preuve de la véracité de tes propos parce que je répète : ton article est une mixture indigeste, si tu veux un avis de puriste, d’affirmations gratuites.
      Elles ne sont étayés par aucun support du genre « Une étude de … démontre que … » ou encore, « Une enquête ménée par … en … a établi que … « . Parce que tiens toi bien si l’on ne doit faire confiance qu’à tes dires et à ta sois disante observation, il y aura toujours des teigneux comme moi pour dire exactement le contraire de ce que tu décris. Pas que je sois de mauvais foi non, simplement parce qu’un avis est toujours subjectif. Et chacun comme a dit Paule ne voit que selon une perpective. C’est pour ça qu’un avis scientifique, un analyse comme j’ose croire que c’est cela que tu as voulu produire, doit s’appuyer sur des faits établis et avérés. Et je le redis encore une fois tu ne fais qu’émettre des jugements de valeur.
      Il paraît que sur le marché européen, les plus vieilles épaves sont réservées aux camerounais… » Résultat d’une enquête, si oui des références, ou « divers du bars » comme on dit chez nous? Parce que divers de bars pour divers de bars, il parait qu’on fait partie des plus grands consommateurs de voiture de luxe en Afrique. La seule utilisation de notre célèbre expression « Il parait » en dit long sur le crédit que toi même tu accordes à tes propos.
      Alors c’est moi qui te met au défi de prouver ce que tu dis. Non pas par une photo prise dans un coin mal famé de Douala, et il en existe aussi à Dakar, mais par des supports d’opinion comme ferait un véritable écrivain engagé ou tout au moins celui qui aspire à être considéré comme tel.
      Encore plus dégoûté

    2. Jackson
      Je suis avec toi 100%, motion de soutien. Je ne connaît pas très bien Douala, mais le peu de temps que j’y ai passé m’amène à confirmer ce que tu relates dans ton article. J’aime bien Douala, mais ne pourrai y vivre à cause de la grosse chaleur à longeur d’année; cependant je ne suis pas aveugle de ses travers.

      Bonne continuation et bien de courage
      Une admiratrice

  11. Moi c’est Peter pas Mamadou.

    Et je fais comme toi, je juge sans vraiment connaître et je verse dans la dellation.
    Et je réhitère encore une fois, tu n’aime pas ton pays vu ce que tu oses en dire.

  12. Bonjour René, j’ai eu le temps de lire votre article qui m’a plu par son objectivité. L’atelier de l’écriture auquel vous avez participé vous a permis de comparer Douala et Dakar. Moi je pense qu’on ne doit pas vous le reprocher. Consciemment ou inconsciemment, nous comparons toujours ce que nous voyons, souvent sans le dire à personne, mais spontanément nous faisons des critiques, par là nous jugeons ou nous apprécions. C’est ce que vous avez fait et c’est ce que nous faisons tous. L’écrivaine Kadhi a porté aussi son jugement aussi sur sa ville, dans le souci de dénoncer ce qui ne va pas afin que les choses s’améliorent. Par là, elle interpellait ses compatriotes au civisme car nous ne devons pas nous voiler les faces et taire l’incivisme en Afrique, c’est ce que vous avez fait aussi. Ceux qui défendent leurs villes (Douala et Dakar) ont droit de le faire mais essayons de rester objectifs. La photo de René, parle pour elle-même. Rien ne peut changer si nos mentalités ne changent pas. Nous ne devons pas défendre pour défendre mais pour améliorer les choses. Malheureusement, nous constatons que l’Africain a cette manie du fanatisme. Comment changer les choses avec cet esprit? Comment permettrons-nous les futures générations dont font parties nos enfants à vivre dans un environnement sain et propice, si nous ne reconnaissons pas nos failles? Si nous ne voulons pas que les choses changent? Si nous refusons les critiques et continuons à vivre dans l’insalubrité totale et roulons dans les carcasses? Comment ne pas comprendre que ces véhicules agonisants doivent finir dans nos poubelles, pour ne créer que des dommages à notre environnement? L’Afrique doit-elle continuer à être la poubelle des autres pour satisfaire notre confort personnel? Nous tirons tous des leçons dans les critiques, c’est évident. Entre africains, je trouve que c’est très bien de comparer nos villes et nos mœurs, cela nous incitera à les améliorer. J’ai été dans une ville en Afrique de l’Ouest dont je tais le nom, ce que j’ai vu m’a écœuré et choqué. Toutes les rivières sont devenues des dépotoirs des poubelles, les caniveaux de même. Les rues sont trouées de partout, quand survient la pluie, ces troues sont pleines et remontent des eaux noires qui puent. Dans ces troues, s’embourbent les voitures de luxe dernier cri, des voitures d’occasion bon état, des carcasses, des ânes tirant sur leurs dos de tas de poubelles qui polluent l’atmosphère, des vaches squelettiques sans force et bergers qui cherchent leurs voies, des conducteurs qui crient de partout pour demander le passage mais avec tout cela, personne ne descend pour mettre de l’ordre dans ce chaos sans nom. Pire, j’ai vu des femmes qui teintent les bazins, sortir de leur parcelle et jeter fièrement l’eau souillée par le mélange de couleur et de soude dans les caniveaux, devant leurs portes sans aucun souci. Dire que quelques minutes après, leurs propres enfants jouant pas loin de ses caniveaux infectes vont ramasser leurs ballons tombés dans ces mélanges et se toucher les bouches et visages . J’ai vu des femmes manger à même le sol avec leurs enfants où les mouches sont aussi invitées. Pensent-elles à la santé de leurs enfants ? Doit-on parler de la culture qui veut qu’on laisse faire ou plutôt de sensibiliser pour lutter contre ce laisser –aller qui ne cause que des ennuis de santé. Pisser dans la rue n’est pas culturelle, c’est l’incivisme. Même dans les pays développés, des inciviques pissent partout sans se gêner. Il y a des métros dans les quels on entre et on se sent asphyxié de gaz de pipi. Que dire des gens qui laissent leurs chiens faire leur toilette n’importe où ? Pour un africain qui débarque en Europe, il est choqué de voir cela. Moi, je pense comme Ziad que vous êtes d’accord avec Khadi, sur plusieurs points et les dites différemment. Merci Khady de donner la leçon de civisme à vos compatriotes dans l’atelier de l’écriture et merci aussi à René de dénoncer les failles de nos villes africaines.

    1. Safi,

      C’est bien beau ce que tu dis. Mais nous ne parlons pas avec objectivité justement. On parle tous ici avec subjectivité et c’est pour cela que nos analyses ne sont pas forcément dignes de foi.

      Sans aller aussi loin que Peter, que je remercie pour ses interventions, je suis forcée de reconnaître avec lui que Douala n’est peut être pas ce que René décrit. Plus encore, une comparaison ne peut être objective que si elle se fonde sur des critères objectifs. Dakar et Douala, je pense sont deux univers différents avec des personnes différentes des moeurs différentes, des cultures différentes, sur quelle base on arriverait à les comparer dites moi?

      Luc a souelevé la question de la religion dominante à Daker, Douala est une ville tellement hétéroclite, tout le monde croit en tout et en n’importe quoi comme René a si justement relevé, que je trouve assez difficile de parler de « mentalité de Douala ». Cela n’a même aucun sens. Si par vouloir rétablir l’objectivité et la vérité tu vois du fanatisme alors permets moi d’être fanatique très chère.

      Mais au fond, je crois que ce que je n’accepte pas et que je n’accepterai jamais c’est de comprendre qu’un compatriote Camerounais parle en mal de son pays que cela soit vrai ou pas devant la face du monde. Et qu’il se permette de le faire quand lui même n’a aucune initiative en interne pour faire bouger quoi que ce soit. Toi même, chère Safi, tu as eu la descence de taire le nom de la ville que tu évoques. Et c’est justement cette pudeur que René n’a pas et que je trouve le plus mladroit dans son article.

      Je ne vous demande pas d’adhérer à mon avis que je pense partagé dans une certaine mesure, par Luc et Peter, mais je suis convaincue que ce que je dis n’est pas dénué de sens. René au lieu de se défendre et de lancer des défis devrait au moins essayer d’en tirer, sans prétention aucune, une plus value pour ses articles futurs sur notre pays.

      Bien à toi,

      Paule

  13. Chère Safi,

    Pardonnez moi de ne pas avoir autant de diplomatie que Luc ou Paule, en fait même je fais exprès ou plutôt je ne trouve pas à un autre moyen de le dire sans que cela ne paraisse méchant. Mais ne vous fiez pas aux apparences. Essayez de ne retenir que le fond de ce que je dis.
    Ton (permets moi de te tutoyer) intervention me laisse perplexe. Dis moi, tu connais Douala? Si oui, autant pour moi. Sinon à quoi juges-tu de l’objectivité de l’article de René? Certainement parce qu’il parle en bien de Dakar. Autre proposition?
    « L’Africain a cette manie du fanatisme ». « Monsieur, madame nous mennons une enquête sur le fanatisme de l’Africain. Etes vous Afrcain? »
    Je suis né en France de père camerounais et de mère française. J’ai vécu la majeure partie de mon enfance et de mon adolescence en alternance en France et au Cameroun où je travaille pour l’instant. J’ai tout de l’Africain type. Je parle couremment l’argot camerounais, ici on appelle ça le camfranglais, francanglais c’est selon. Je suppose que je rentre dans tes critères de l' »Africain » donc je suis fanatique. Ou bien je ne suis pas tout à fait Africain mais bon un peu Africain quand même donc fanatique. Ou bien je suis plus un « Tangan », ça veut dire blanc au Cameroun, mais un Tangan fanatique quand même.
    En tout état de cause, si c’est moi que tu traites de fanatique… je suis un fanatique. Fanatique de ma chère patrie, chère chérie, pardon terre chérie le Cameroun, je suis fan à la vie et à la mort. J’aime ce mboa c’est chez moi. Et c’est avec cet esprit que je mène des activités de sensibilisation sur le terrain dans les domaines de la prévention des accidents de la route. C’est comme ça que je compte arriver à que qu’à Douala tout le monde porte sa ceinture et traverse dans les clous. Et étant sur le terrain je peux te dire que des passages cloutés il y en a et les chauffeurs qui grillent les feux plutôt des exceptions que la règle. Mais bon à « vu d’oeil », René a constaté qu’il n’en était rien. Quelle objectivité : Bravo !
    La photo de René parle pour elle même? Je ne sais pas où il l’a prise cette photo et pourtant je vis à Douala. Sans doute un coin mal fâmé. Et pourquoi pas le Boulevard de la Liberté? Pouquoi pas la Vallée des Ministres? Ce sont des grandes artères de Douala que tout le monde fréquente et tu aurais aussi dit « les photos parlent pour elle-même » mais la conclusion aurait été « Douala c’est plus beau que Dakar ». Que d’objectivité : Bravo.
    Et pour finir, non rien, je suis trop dégoûté là.

  14. Salut à tous,

    Le débat fait avancer, et c’est donc finalement une bonne chose que René est écrit cet article!
    Safi permets moi de te dire que les grands discours moralisateurs n’ont pas fait leurs preuves. Nous sommes toujours dans la merde (passez-moi l’expression) parce qu’on pense que le meilleur moyen de changer les choses c’est de le crier sur tous les toits. NON !
    Je trouve que René non seulement verse dans le subjectif, mais ne perd pas une ligne pour nous faire savoir son ressenti. Pour ma part, cet article ne mène qu’à une question que René a par ailleurs voulu combattre dans un autre de ses articles: « on va faire comment? ».
    Cet article (au titre que j’ai du mal à lier au contenu) aurait gagné en pertinence s’il était resté neutre, c’est à dire s’il avait UNIQUEMENT soulevé une problématique et donc, un ensemble de questionnement autour du développement des mentalités et des pays en Afrique. Les commentaires auraient alors contribué à une réflexion sur les causes de notre misère et le meilleur moyen de nous mettre sur les rails d’un monde qui avance. Que nenni!!!
    René nous a fait comprendre que le Sénégal est de loin plus avancé parce qu’il a de meilleures voitures comme taxi (avensis, mercedes, bla bla bla) , parce que les grues surplombent les têtes des gens dans la rue, parce que les gens n’urinent pas contre des murs. Cette démarche ne nous a guère laissé le choix. Tout le monde a pu clairement arrivé à la conclusion (voulue par René) que Dakar est magnifique et que les habitants de la terre de la terranga sont de loin plus matures, intelligents et tournés vers le développement que nous, camerounais (et cameruineuses) qui ne pensons à rien et qui somme toute ne valons rien. Ce goût amer a provoqué de virulentes réactions qui sont entrain de tourner à des attaques personnelles et qui ne semblent mener vers aucune réflexion intellectuelle sur le Développement en Afrique.

    S’il faut donc te juger comme tu l’as fait pour Douala, je te conseille René de parler différemment de tes frères camerounais afin de faire avancer les choses. Laisse le bavardage pour ne rien dire, car ça ne fait rien évoluer.
    Si tu as envie de te défouler, achètes toi un journal intime, je pense qu’on en trouve à Douala (même s’ils sont moins beaux que ceux de Dakar).
    Ne prends pas mal ce que tu je te dis… parce que c’est de cette manière que tu parles à Douala.

    Tu vois donc ce que tu je te reproche René. ce n’est pas le fait d’avoir comparé deux villes africaines, mais c’est surtout de venir exposer ton ressenti au monde entier. Tour ce que je retiens de ton article c’est que si je veux aller quelque part pour des vacances, il est préférable d’aller à Dakar parce que les taxis sont plus neufs (ce que je démens formellement) et plus récents et que les gens y sont tellement accueillants parce que matures et plein de sens (…).

    Pour finir, ce que Safi a osé comparer à du fanatisme s’appelle LE PATRIOTISME. Etre patriote ce n’est pas uniquement supporter les Lions indomptables quand ils remportent des matches. C’est aussi défendre le pays corps et âme même quand il va mal, quand il souffre d’incompréhensions et de dysfonctionnements. Etre patriote c’est participer aux actions qui mènent vers le développement… pas de manipuler les esprits avec ce genre d’articles.

    Je vais m’arrêter là,

    Luc

  15. Peter,

    Au risque d’être traité de « cameruineuse », j’aimerais bien entrer en contact avec toi étant donné que nous sommes dans la même ville. Je le fais ici, faute d’ailleurs. Tes interventions me laissent sans voix. Je connais déjà Luc et son verbe mais pas toi.
    Si biensûr tu n’y vois aucun inconvénient.

  16. Peter,

    Si sur 4 camerounais, 3 sont d’accord qu’il faut éviter d’écrire ce genre d’article, je suis soulagé. tout n’est pas encore perdu!!

    Comme l’a dit Paule, c’est bien que nous soyons tous en contact.

    René n’a pas dû suffisamment chanter l’Hymne national camerounais… Je lui conseille de s’y remettre.

  17. Peter (puisqu’il s’agit de toi, pardon pour l’erreur) il y a une chose que j’ai omis de relever, concernant les vieilles voitures qui peuplent la ville de Douala.

    Tu as dit: « Il a été récemment relevé que le port de Douala accueillait l’un des chiffres les plus élevés de voitures de luxe en Afrique ». En disant ça, tu oublies que le port de Douala est un port qui alimente non pas seulement le Cameroun, mais aussi le Tchad et la RCA. Donc, le port de Douala peut accueillir toutes ces voitures de luxe, mais toutes ne sont pas destinées au marché Camerounais.

    « Il suffit de se ballader dans les rues de Douala pour s’en rendre compte. » Je ne dis pas qu’il n’y a pas de de voitures de luxe à Douala. Mais si tu te balades dans les rues de Dakar, tu te rendras compte qu’à ce niveau, on ne fait pas le poids!

    1. « Je ne dis pas qu’il n’y a pas de de voitures de luxe à Douala. Mais si tu te balades dans les rues de Dakar, tu te rendras compte qu’à ce niveau, on ne fait pas le poids! » Je vais mettre ce genre d’arguments (bidons) et la conclusion qui va avec (superficielle et très amusante) sur le compte de la jeunesse. Tu dois être très jeune, ce n’est pas un défaut attention. Mais le privilège de l’âge est une qualité.
      Je te propose de lire tout ce qui a été dit et puis de faire le tri de ce qui peut te permettre d’améliorer ton style et ton approche.
      C’est difficile de débattre avec quelqu’un qui reste très superficiel dans ses raisonnements

  18. Ma très chère Paule,

    Si au moins cet article me permet de faire ta rencontre on dira merci au René. Merci René.
    Et ne t’inquiètes pas si tu consens à être ma cameruineuse je veux absolument être ton blanc n’en déplaise à certains. Ca tombe bien je suis un peu blanc.
    Je pense avoir déjà répéré ton twitter à partir de ton prénom, je te laisse une invitation avec mon numéro de téléphone. Tu me passes directement un coup de fil alors. Si c’est le mauvais compte et que tu n’as rien reçu, tu me le signales, encore une fois ici en m’indicant comment te joindre.
    Moins dégoûté,
    Ravi,

  19. Paule: En d’autres termes, je dois me taire, si je te comprends bien. Soit! Je vais y réfléchir. Je n’avais pas à comparer Dakar et Douala. Peut-être. Mais il était opportun de les comparer, vu le déphasage qui existe entre les deux. Et il se dit que le Sénégal est plus pauvre que le Cameroun. La question qu’on doit se poser: que faisons-nous de cette supposée richesse. Côté infrastructures, même Yaoundé a des leçons à prendre de Dakar. Ceux qui y sont allés seront du même avis que moi.

    Peter: La photo a été prise où? Merci, je vois que vous ne connaissez pas tous les coins de Douala et que je peux légitimement en placer une. Je l’ai prise moi-même. A New-Bell, le 17 juillet 2012. Oui oui, ce même quartier où les gens passent par ton salon pour arriver chez eux. Pour parler de la décrépitude de Douala, il fallait que je mette une photo d’où? De Bonapriso? De Denver? Ca t’aurait fait plaisir parce que c’est le « vrai » Douala là-bas, n’est ce pas? Non, cette photo est la réalité que beaucoup de doualaens connaissent à Mboppi, Bilongué, Deido, Bépanda, Maképé Missoké, Pk12 et même à Akwa (ces beaux bâtiments ne sont qu’une façade. Il faut aller derrière, Akwa est un quartier peuplé de bicoques en « carabotes ».

    1. René,

      Je suis plié en deux.

      Pourquoi ne te concentres-tu pas sur Luc qui lui vit à Dakar et peut faire la « comparaison ». Et à le croire, ce que tu dis ne se justifie pas forcément. Il y a passé plus de temps que toi. Qu’est ce qu’on fait, on le croit lui?
      J’ai fait un séjour en Côte d’Ivoire récemment de deux semaines mais moi je vais m’abstenir de jouer les sabitouts. Même si j’ai été bluffé par Abijan j’avoue. Sauf qu’en entrant dans le pays, en voyant d’autres localités j’ai vite déchanté et j’ai eu envie de dire « après Abijan y a plus rien ou quoi? » En somme comment peux tu résumer un pays à ce que tu as vu (très partiellement) d’une ville?
      Je vais aussi prendre la défense de ma chère cameruineuse, Paule ma chérie j’espère que tu me permets, oui je crois qu’elle te demande de te taire si tu n’as pas mieux à dire sur ton pays parce que vraisemblablement tu n’as pas mieux à faire. Prends un balai pour nettoyer ton quartier et après viens te plaindre que ce n’est pas propre parce que tout le monde jette tout et n’importe quoi. Moi j’ai choisi de dire aux gens de ne pas griller les feux. Tu as l’embarras du choix sur une action concrète à mener. Parce que comme dis Luc vrai ou pas, déblatérer de telles horreurs ne nous avancent à rien sinon à créer des conflits de personne.
      Quant à moi oui tu m’as très bien saisi. Je disais que tu aurais pu prendre une autre photo que ça n’aurait pas non plus rendu compte de l’absolue réalié. Et pour te prouver à quel point tes arguments sont contestables, Douala est mieux doté, pour ma part, en infrasctructures que Yaoundé. Parole de Yaoundéen. Donc quand tu dis même Yaoundé… un séjour d’une semaine (ou plus) aussi je présume.
      Bref, laisses tomber, tu ne comprends rien de toute façon.

  20. Tu peux être plié en deux, mon cher Peter, mais ce que je dis est la vérité, quoiqu’elle fut inacceptable.
    Tu m’accuses de comparer deux pays. Relis le titre de mon billet et le billet lui-même et tu comprendras que je compare deux VILLES et NON deux PAYS.
    Apparemment, tu ressens un certain plaisir à me tacler comme tu le fais, en terminant par l’assassin « Bref, laisses tomber, tu ne comprends rien de toute façon. » qu’on sort quand on n’a plus rien à dire. Ok!
    Tu n’as absolument aucun élément qui te permet de préjuger de la connaissance que j’ai de Douala ni de Yaoundé. J’ai de la famille à Yaoundé et pour ta gouverne, j’y ai passé bien plus que la petite semaine que tu daignes m’accorder. Donc, si je parle de Yaoundé, cela veut dire que je m’y connais un peu, tout de même.
    « …oui je crois qu’elle te demande de te taire si tu n’as pas mieux à dire sur ton pays parce que vraisemblablement tu n’as pas mieux à faire. » Cette manie bien camerounaise qui est celle de demander à celui qui ne partage pas son avis de se taire, je la reconnais très bien dans cette courte phrase.

    1. René,

      Je suis assez déçue par ta réponse, je la trouve à la limite même de la politesse et du respect pour tes lecteurs dont nous faisons tous partie y compris Peter.

      Tu devrais avoir plus de recul pour toi également accepter les critiques. Tu ne t’attendais peut être pas à ce que tout le mode soit d’accord avec ce que tu écris. Aies la hauteur d’esprit pour savoir faire la part des choses et trier dans ce qui est dit ce qui peut te permettre d’avancer. Tu te mets sur la défensive et tu te défends toi au lieu de défendre ce que tu dis. C’est très…bas.

      Et pour tout te dire, en ce qui concerne Yaoundé, j’y suis née et j’y ai grandit et je ne partage pas ton point de vue. Je trouve également Douala mieux emménagé et plus doté en infrastructure que Yaoundé. Ceci pour te dire que ce que nous essayons de te faire comprendre en tout cas en ce qui me concerne, c’est que ton article pêche par subjectivité et plus, pour moi j’assume le fait que je trouve très discutable de venir ainsi parler de son pays dans des termes si… négatifs et insultants sur une tribune internationale.

      Et tu devrais mieux assumer tes écrits, ou te relire, tu as comparé des pays et pire même des peuples par tes références à ce que tu appelles « mentalité » des Camerounais.

      Et pour terminer, j’ai eu l’occasion de rencontrer Peter hier, et sans défendre parfois le ton dur qu’il emploie, je pense qu’accorder un peu plus d’attention à ce qu’il dit ne te ferrait pas de mal. Il fait partie de ces « camerounais » (entre gulliemets parce qu’en réalité il a choisi d’être Camerounais), de la dispora qui s’investissent tellement pour leur pays que je comprend qu’il se sente insulté que des personnes comme toi ne pensent qu’à critiquer sur une base discutable sans penser eux même devoir apporter une contribution plus palpable que des paroles en l’air.

      Et s’il te dit que tu ne comprends rien, c’est peut être qu’au fond tu ne cherches même pas à comprendre parce que comme a dit Luc, si sur 4, 3 Camerounais te reprochent la même chose, le bon sens t’invite à accepter de t’interroger sur l’opportunité de chacun de tes mots. Et il parait que le bon sens est la chose du monde la mieux partagée.

      Bien à toi,

      Paule

  21. je trouve que vous faites un mauvais procès à René. A Dakar, je partageais la meme chambre que lui et je peux vous dire que c’est une personne réservée et tolérante, mais qui a un très grand sens critique. Le contenu de son blog ne peut qu’être subjectif. D’ailleurs l’objectivité n’existe pas, ce qu’on peut atteindre c’est l’honneteté. Si dans son texte René a menti, dites-le nous… ce qu’il écrit décrit également Kinshasa, et j’ai également été choqué par la disparité des niveaux entre le sénégal et la RDC.
    Un exemple, c’est le niveau de l’université cheik anta diop, aujourd’hui supérieur à l1université de kinshasa (en 1970, meilleur en Afrique).

    salut à tous

  22. A ceux qui se sont rencontrés grâce à l’antipathie vis-à-vis de moi qu’ils partagent, ils pourraient au moins me dire merci!
    Je parle ici de Peter et de Paule (ça fait vaguement P-Square…). Voilà au moins une chose de gagnée grâce à ce billet. Je ne l’ai donc pas rédigé inutilement.

    Et je suis dans le regret de vous dire que des billets pareils, j’en écrirai encore un tas. Si vous voulez dire que le Cameroun est un paradis sur terre, libre à vous de créer aussi un blog et de raconter tout ça. Ce point de vue, je ne le partagerai pas. C’est ce qu’on appelle la liberté d’opinion, mais je lirai avec intérêt vos publications. Et je les commenterai avec politesse et déférence.

    Bien à vous.

    1. Je t’ai dit merci très cher, apprends à mieux lires mes commentaires, tu l’aurais vu sinon.
      Je n’ai aucune antiphatie envers toi, je ne te connais même pas.
      J’ai juste de l’aversion pour tes « écrits » au ce qui en tient lieu c’est comme ça t’arrange.
      Non je ne vais pas créer un autre blog je vais juste continuer à venir empoisonner le tien avec politesse et déférence. C’est ma mission frère, te dire la vérité ne t’en déplaise. C’est ce qu’on appelle la liberté d’opinion.

    2. MDR! les P-Square là t’n ont fait baver! j’arrive pas à croire ce que je lis quand des personnes se félicitent de ce à quoi ressemble le Cameroun coté infrastructures!!! Apparemment pour certains Bonandjo et Bonapriso c’est le « vrai Douala » c’est Bonabéri, Deïdo, Bilonge, Nkongmondo, New Bell, Bépanda, Cité Sic qui sont les exceptions! c’est à mourir de rire!

  23. René,

    Si seulement tu avais l’humilité d’accepter le débat. Tu comprendrais qu’on peut détester tes idéees sans rien avoir contre toi. Je ne te connais même pas. Ou alors tu attends qu’on t’applaudisse tous? Même Dieu lui même a des détracteurs.

    C’est comme Peter a dit je vais toujours venir pian (expression bien de chez nous) sur ton blog et je te dirai toujours ce que je pense.

    C’est ce qu’on appelle la liberté d’expression.

    Maintenant pour la référence au P-square… ma vanne très drôle à moi aussi : tes goûts musicaux, ceci expliquant celà, on comprend mieux tes arguments, Jackson.

    Bien à toi,

    Paule

  24. Très puéril comme arguments de comparaison Mbombo, et tes commentaires aussi sont très immatures.
    Popol aussi admet que tout le monde parle c’est pas pour autant qu’il accepte le débat.

  25. Bonjour,

    Je viens de lire tous vos commentaires et je souhaite juste adresser un petit message de soutien à l’auteur de ce post. J’habite Douala depuis un an seulement mais je n’ai rien vu dans cet article qui me semble faux. Bien sûr, tous ce qui est écrit n’est pas étayé par des études, mais depuis quand a-t-on l’obligation d’étayer par des études des impressions ? Il me semble que nous sommes sur le blog de René : beaucoup de blogs ont pour seul objectif de permettre à leur auteur de faire part de son état d’esprit, de ses impressions et de ses réflexions. Si ce que René écrit ne vous plait pas, il ne faut pas changer René, mais simplement changer de blog… Il y en a beaucoup d’autres sur la toile, si celui-ci ne vous plaît pas !

  26. J’ai découvert avec plaisir l’univers des « mondoblogueurs » à travers le prix decerné par rfi ! Je pense qu’il ne faut pas prendre « avec le coeur » les remarques faites sur votre ville! Il y a surement plein d’autres aspects positifs par lesquelles elle est supérieure à bien d’autres villes africaines, mais comme on dit, les trains à l’heure n’intéressent personne! J’ai souvent entendu des abidjanais railler ma chère ville de Dakar en disant « donc comme on nous fatigue Dakar dakar là, c’est ça qui est là ?? » ou bien « c’est le village ici par rapport à abidjan » d’un air à la fois incrédule et satisfait de voir notre ramage ne se rapporte pas à notre plumage. Eh bien oui, sur le coup, j’ai été vexée, de manière naturelle et chauvine ! mais il n’y a que la vérité qui fait mal ! Ces critiques doivent être vues au contraire comme une motivation pour evoluer, améliorer nos villes chacun à notre petit niveau ! Bien le salut à tous !

  27. A celui qui demande de changer de blog là, je crois qu’on est tous ici pour dire ce qu’on pense. Alors merci autant que tu respectes l’avis de mon mbombo de respecter le point de vue des autres. C’est leur choix de ne pas penser comme lui ou toi.
    Et les critiques permettent d’avancer comme a dit quelqu’un. ça vaut aussi pour lui. Quant aux « impressions » comme tu dis il fallait qu’il nous précise donc que ce ne sont que ses « impressions » et pas des faits dans l’absolue.
    Moi je ne veux pas qu’il change mais qu’il s’améliore dans ses prises de position que je trouve subjectives. Je comprends tout quand tu dis maintenant que ce ne sont que des « impressions ».

  28. J’ai suivi avec intérêt ce débat. Pourquoi faire un procès a RENE ?
    RENE aime son pays ! On dit que qui aime bien chatie bien. Rene n’a fait qu’évoquer des choses qu’il n’aime pas dans son cameroun. Pour que nos pays avancent, il faut soulever nos problémes et essayer d’apporter des solutions.
    Je suis senegalais et pourtant il y’a beaucoup de choses qui me déplaisent dans mon pays. j’ai discuté une fois avec des sénégalais qui résident au burkina et je suis emerveillé quand il me parle de la proporeté des rues ouaga ou bien de la propreté des rues de burundi. Ils sont sénégalis et quand ils énumérent ce qu’ils n’aiment dans leur pays ils ne sont pas tendre.
    Ce qui est important c’est de réfléchir en africain. Pour que l’unité africaine puisse exister il faut penser au de la de nos pays respectifs. Essayons de voir les problémes que connaissent nos pays, ensuite voyons au sein de l’afrique les payx qui ont réussi a trouver des solutions aux problémes que connaissent les autres pays. Il faut dire tout haut les pays qui ont progressé et ceux qui ont régressé.
    la démocratie sénégalaise a pu exister parce qu’a un moment les gens se sont dit il ne faut plus se taire. Des mouvements comme y’en a marre se sont leves et ont évoqués les problémes qui nous retarde. Bravo rené pour ton courage. Quand tu parle je sens que tu voudrais que les choses bougent.

  29. c’est vrai ça je suis d’accord avec toi « un passant » ! si on aime nos pays, il faut reflechir en africain et pointer chacun du doigt nos problèmes sans prendre de gants pour mieux pouvoir les résoudre ! « comme on dit chez nous quand ta bouche sent seul ton frere de lait peut venir te le dire ! » Nous devons nous inspirer des bons côté de chaque pays africain sans orgueil mal placé ni sentiment de rivalité inutile.

  30. les gens se fachent comme si ce que rené dit est faux ein ?? Douala est pourrie mes chers freres et soeurs arretons de nous contacter de la mediocrité , j’aime cette ville mais c’est pourrie

  31. Je suis camerounais, j’ai grandi, fréquenté et travaillé à Douala! si vous passez une semaine à Douala dans un quartier comme Bonapriso, vous rentrerez convaincu que Douala est une ville exemplaire! il faut gouter aux quartiers comme Bonabéri (où j’ai grandi), Bépanda, Nkongmondo, New Bell etc, il faut passer par le rond point Deido, par Ndokoti, par Village pour voir l’étendu de l’incivisme qui règne à Douala. Je vis au Tchad depuis maintenant 3mois et je peux vous avouer que si les tchadiens lorsque vous discuter avec eux semble à des années lumières d’intelligence et de sagesse des camerounais, même avec leur 8% de pourcentage au Baccalauréat, leur comportement est meilleur que ceux des habitants de Douala! C’est vrai l’Islam y est pour beaucoup, du coup c’est plus une obligation qu’une volonté manifeste de bien faire! Il faut avoir vécu à Douala, avoir habité les quartiers difficiles, avoir fréquenté l’université de Douala (Réné et moi avons fait la fac ensemble). Je ne sais pas kel point positif peut-on en réalité trouver à Douala. Au Tchad où je suis l’utilisation des plastiques est interdite! vous allez au marché, à la boutique tout les emballages son en papier! Franchement Douala c’est une grosse porcherie!

  32. Bonjour

    Ce blog a la bonne idée d’exister, il est agréable à parcourir et avec des échanges intéressants même si parfois je décroche faute de savoir. De fait je ne connais quasi rien de ce pays si ce n’est ce que m’en dise des amis camerounais ou ce que je peux glaner sur inernet.

    Je comprends bien qu’il s’agit de points de vue (il y a plein d’autres) ou de billets d’humeur et non de compte rendu exhaustif.

    Comme nordiste de France je n’aimerais pas trop que l’on révèle à des « étrangers » qu’une certaine misère existe en pas mal d’endroit de la région. Mais je préfère encore que l’on en parle plutôt que d’entendre les commentaires effarés de visiteurs non préparés et qui du coup ne retiennent que l’image caricaturale.

    Bons échanges à tous.

    Bonne continuation et vive le Cameroun!

    Cordialement.

    dans certains ce que parfois je ressents dans certains endroits du nord pas de calais ou la pauvreté l l’impression d’être dans un pays ou l’on aurait aussi cette envie de présenter que la belle image d’une région

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *