Voyage vers l’Ouest – partie 1

25 octobre 2010

Voyage vers l’Ouest – partie 1

Entrée de la ville de Bandjoun

Bonjour cher lecteur.

Les voyages font partie des expériences de tout un chacun. Nous nous déplaçons tous d’un endroit à l’autre, d’une localité à l’autre et ce pour des raisons aussi diverses que variées. Chaque voyage s’entoure de sensations et de perceptions sensorielles particulières. Mais aussi d’émotions spécifiques. Je vais vous raconter dans le texte qui suit (et en plusieurs parties) celles qui ont été les miennes pendant l’un de mes voyages de Douala (la ville où je vis) à Bandjoun (le village dont je suis originaire). Je vous souhaite une bonne lecture et j’espère que ça vous rappellera d’agréables moments passés sur les routes.

Bonabéri, un jour de pluie.

Il pleut tous les jours à Douala pendant cette saison des pluies. Je n’ai pas voulu prendre de parapluie et je suis abondamment trempé en arrivant à la gare routière. J’espère seulement que là où je vais il n’en sera pas ainsi. J’achète mon ticket, je me trouve une place dans un car et je me prépare à ce voyage long de 250 kilomètres, qui durera sûrement 4 heures et demie.

Treize heures. Le car démarre. Destination finale : Bafoussam. 252 kilomètres à parcourir vers le nord, deux provinces à traverser, sept départements à visiter, des dizaines d’agglomérations à pourfendre. Moi, je m’arrêterai à la dernière avant Bafoussam.

Bonabéri se trouve à l’extrémité ouest de la ville de Douala. Et la gare routière se trouve à la sortie de cette agglomération. Le car démarre donc de la gare routière et va parcourir encore sept kilomètres environ avant de sortir du département du département du Wouri au lieu dit Békoko, où se trouve un échangeur qui dessert Douala, Bafoussam via Nkongsamba et Buéa dans le Sud Ouest. A partir de là, on entre dans la département du Moungo, dans lequel se trouve la plus grande distance à parcourir (182  kilomètres très exactement) et dans lequel on fera un peu plus de 2 heures de trajet.

Ce début de voyage est tranquille. Le car va à une allure intermédiaire, c’est-à-dire ni trop vite, ni trop lentement. Dans l’habitacle aussi, tout est presque calme. On n’entend que le ronronnement du moteur, la musique qu’émettent en sourdine les enceintes audio du véhicule et le son produit par les gouttes de pluie qui tambourinent sur le toit et sur les glaces du car. Pas de conversation. Selon toute vraisemblance, la majorité des passagers de ce car voyagent seuls. Cette ambiance n’est corrompue çà et là que par quelques sonneries de téléphone portable ou par les gémissements sporadiques d’un gamin qui selon toute vraisemblance ne supporte déjà plus l’exigüité dans laquelle chacun de nous se trouve. C’est vrai qu’à ce niveau, j’ai eu de la chance. Compte tenu des surcharges, on voyage souvent mal. Mais sur la banquette sur laquelle je suis assis, une jeune femme avec deux garçonnets a eu l’idée de payer pour deux places. Et aussi, il n’y a pas de personne corpulente assise sur cette banquette. Donc, je suis dans un confort acceptable. Mais ma position au fond du car ne me permet pas de profiter pleinement de ce que peut offrir comme curiosités ce voyage. Je ferai avec et surtout, j’essaierai de rattraper le coup au retour.

Après une quarantaine de minutes de voyage, nous arrivons au premier péage. Celui de Souza. Le car qui ralentit se voit cerclé par des vendeurs et vendeuses qui proposent des produits divers tels que des fruits, des fritures, des rôtis… L’employé du péage remet un ticket au chauffeur qui lui, remet les gaz. Cette ambiance des vendeurs sera la même tout au long du parcours, que ce soit pour les péages officiels ou pour les autres plus clandestins qui sont devenus de véritables institutions, instaurés par les agents de la Sûreté Nationale que sont les policiers, gendarmes et autres routiers. L’arnaque y bat son plein. Et il y en a tellement sur le trajet, ces « contrôles » qui ne respectent plus leur nom. Je peux estimer à vingt ou trente minutes le temps qu’ils pourraient ajouter à la durée de ce voyage…

A suivre…

Par René Jackson

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Commentaires

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Salut peux tu m'aider afin que mes articles s'affichent dès la publication dans la bannière "nos articles et la mise en ligne de ma photo sur le mon blog comme votre exemple le blog de réné jackson, jattends de vous lire avec satisfaction
merci soro

René Jackson Nkowa
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Bonjour, Soro.

Les articles publiés (en tout cas les miens) s'affichent automatiquement dans la bannière de la page d'accueil quelques minutes après leur publication.

Pour la photo de profil, je ne sais pas exactement ce qu'il faut faire. J'ai entré le mien à l'inscription dans le site. Si c'est modifiable à postériori, j'essaierai de trouver et je te répondrai.

Salut.

Boukari Ouédraogo
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On attend la suite.

Kmer
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Ton récit est accrocheur. Vivement la suite!