L’environnement de la téléphonie mobile au Cameroun

23 novembre 2010

L’environnement de la téléphonie mobile au Cameroun

Dans mon pays, trois opérateurs officient dans le domaine de la téléphonie mobile. Aux deux opérateurs mobiles GSM traditionnels (Orange et MTN) est venue se greffer la Camtel avec sa formule CTPhone (qui fonctionne uniquement avec des portables utilisant une technologie différente du GSM, le CDMA). A elles seules, les sociétés Orange et MTN revendiquent chacune plus de quatre millions d’abonnés actifs. Ce qui fait comprendre que l’utilisation du téléphone mobile est bel et bien rentré dans nos moeurs.

Un produit (devenu) facilement accessible.

Au début des années 2000, lors de l’introduction de la téléphonie mobile de façon massive au Cameroun, seules les personnes nanties pouvaient  acquérir un téléphone. Madame Victorine N. (qui soit dit en passant est aussi ma mère) dit avoir acheté son premier GSM en juin 2000 à 150 000 F CFA (environ 230 Euros). L’abonnement lui avait coûté 20 000 F CFA (c’est-à-dire 30 Euros). Aujourd’hui en boutique, le prix du téléphone varie entre 8 000 F CFA (13 euros) et 75 000 F CFA (115 Euros) pour le haut de gamme. L’abonnement ne coûte dans les faits plus rien, car pour 500 F CFA (moins d’un Euro) déboursés, on a droit à une carte SIM plus un abonnement et un crédit de communication de 1 000 ou 2 000 F CFA (1,5 ou 3 Euros).

Un outil devenu in-con-tour-na-ble!

Dans la rue, tout le monde en tient un.  Dans les foyers, chacun a le sien. Moi personnellement, j’en ai trois: un que j’utilise à titre principal, un deuxième avec un autre abonnement (pour jongler entre les options tarifaires) et un troisième au cas où l’un des deux premiers lâcherait. La raison principale est que l’appareil téléphonique est très pratique. En plus, c’est un outil de communications puissant et fiable. Il permet de joindre et d’être joignable  presque à volonté. En outre, les téléphones récents sont devenus des appareils multitâches et ne servent plus seulement à passer et à recevoir des appels. Ils font désormais office à la fois de radio, TV, baladeur musical, calendrier, agenda, etc. Le compagnon idéal, en somme. Ainsi, il n’est plus surprenant de rester  chez soi et d’entendre un coupé-décalé « passer » dans la rue…

Les appareils les plus prisés.

Ici, exit les traditionnels Nokia, Motorola et autres Alcatel ou Samsung qui ont fait la pluie et le beau temps lors de l’avènement de la mobilité au Cameroun. On ne parle plus que des Nokio ou Nokkia, Singsung ou Samsong. Vous aurez deviné qu’il s’agit ici de contrefaçons d’origine chinoise. On les appelle vulgairement ici les « Tchoronkos ». Des téléphones bardés d’options, ne coûtant pratiquement rien et à la durée de vie minimale. Le plus déroutant dans ces appareils est la prise en mains. L’ergonomie laisse à désirer, la navigation dans les menus et sous-menus est totalement hasardeuse. Quand au lieu de Bluetooth, on se retrouve devant un « Dent Bleu », ça donne le ton…

A suivre: les grandes et petites affaires du téléphone portable à Douala.

Par René Jackson

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Commentaires

Andriamihaj
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C'est comme à Madagascar, beaucoup de contrefaçons sot mises sur le marché quand on parle de mobiles!! "dent bleue" mdr :)

René Jackson Nkowa
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lol! Ces téléphones sont une catastrophe. Moi j'ai choisi d'acheter des Samsung, pas très chers mais avantageux parce que je peux y retrouver facilement ce que je recherche.